Stratégie d’innovation de la Côte d’Ivoire
À propos du document
Document utilisé pour cette lecture : document daté du 22 octobre 2021. Cette lecture accompagne le document intégral ; elle ne le remplace pas.
La période de programmation est écoulée ; les résultats nécessitent un bilan distinct.
Document du 22 octobre 2021. Statut d’adoption de la version disponible à confirmer.
« Ouvrir le PDF » affiche le document sur le site du Ministère ; « Télécharger le PDF » enregistre une copie identique conservée par Agora.
L’essentiel à comprendre
Faire de l’innovation un moteur de croissance, de compétitivité et de création d’emplois de qualité.
L’ambition est de permettre aux idées, aux travaux de recherche et aux initiatives entrepreneuriales de devenir des solutions concrètes, utilisées par les entreprises et la population.
Voir les objectifsPourquoi cette stratégie
Une idée prometteuse ne devient pas automatiquement un produit, un service ou une entreprise viable. Son développement demande des compétences, des équipements, un accompagnement, des financements et des débouchés.
Le diagnostic relève notamment des difficultés de financement des jeunes entreprises, des liens insuffisants entre la recherche et les entreprises, ainsi qu’un besoin de mieux coordonner les acteurs de l’innovation.
Les objectifs
Vision du document : utiliser l’innovation comme levier de croissance et de compétitivité de l’économie ivoirienne pour créer de la richesse et des emplois de qualité. La rubrique « Objectifs stratégiques à l’horizon 2025 » retient cinq objectifs suivis par des indicateurs et des cibles ; aucune valeur de départ n’est renseignée.
1. Nouvelles startups incubées chaque année dans des incubateurs labellisés
Cible pour 2025 : 100 par an.
2. Volume des investissements dans les startups installées en Côte d’Ivoire
Cible pour 2025 : multiplié par 10.
3. Nombre de brevets attribués à des Ivoiriens, selon le libellé du document
Cible pour 2025 : multiplié par 10. La définition de cet indicateur reste à clarifier.
4. Rang mondial au Global Innovation Index
Cible pour 2025 : rang inférieur à 50.
5. Rang en Afrique subsaharienne au Global Innovation Index
Cible pour 2025 : 1er.
Les multiplicateurs ne sont pas convertibles en valeurs absolues sans référence initiale.
Les principales orientations
- Mieux organiser et encourager l’innovation
- Coordonner les acteurs, adapter le cadre juridique et faciliter la protection et la valorisation des inventions.
- Disposer de lieux et d’équipements adaptés
- Développer les incubateurs, les ateliers de prototypage, les pépinières d’entreprises et les pôles associant recherche et activités économiques.
- Faciliter le financement
- Prévoir des mécanismes adaptés aux besoins des entreprises innovantes, notamment au début de leur développement.
- Développer les compétences et les talents
- Encourager la créativité, former les entrepreneurs et renforcer les échanges entre les établissements de formation, les chercheurs et les entreprises.
Neuf domaines prioritaires : technologies numériques, agriculture, industrie, santé et sciences de la vie, énergies renouvelables, environnement et ressources naturelles, transports et logistique, développement urbain résilient, services bancaires et financiers.
Les actions prévues
Le document prévoit notamment :
- des structures de coordination et de promotion de l’innovation ;
- un accompagnement des startups dans les incubateurs ;
- des équipements permettant de fabriquer et de tester des prototypes ;
- un appui à la protection et à l’exploitation commerciale des inventions ;
- des mécanismes de financement et de soutien aux jeunes entreprises ;
- des formations et des partenariats entre les établissements d’enseignement et les entreprises ;
- des outils d’information et de suivi de l’innovation.
Ces dispositions décrivent les intentions du document ; elles ne disent pas quels dispositifs sont aujourd’hui opérationnels.
Les bénéfices recherchés pour les différents publics
- Porteurs de projets et startups : un accompagnement pour structurer leur activité, tester leur solution et rechercher des financements.
- Étudiants et chercheurs : davantage de possibilités pour transformer leurs connaissances et leurs travaux en applications concrètes.
- Entreprises : un accès à des compétences, des technologies et des partenariats pour améliorer leurs produits, leurs services et leur productivité.
- Population : les solutions développées, notamment dans la santé, l’agriculture, les transports, l’énergie et les services.
La mise en œuvre et le suivi
Le document prévoit un Comité national de l’innovation, appuyé par la direction chargée de la planification et du suivi-évaluation du ministère. Des rapports périodiques, un tableau de bord et un observatoire doivent permettre de suivre les actions et d’ajuster leur mise en œuvre.