République de Côte d’IvoireMinistère de la Transition Numérique et de l’Innovation Technologique

Qui capte la valeur des paiements numériques ?

Séparer valeur transférée, coût du service et revenus des acteurs dans les paiements marchands ivoiriens.

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Problématique

Une transaction transfère de la valeur entre client et marchand, tout en mobilisant émetteur, réseau, agents et prestataires. Le montant du bien acheté n’est pas la valeur ajoutée du service de paiement. La question est de déterminer qui reçoit les revenus d’intermédiation et qui supporte frais, immobilisation de liquidité et incidents.

Le point de vue du client, du marchand et de l’agent peut produire des coûts différents. La réutilisation du solde et le retrait modifient le coût complet. Une commission nominale ne décrit donc pas à elle seule la répartition des gains et charges.

Mécanismes et arbitrages

Les effets de réseau relient clientèle et acceptation marchande. L’interopérabilité et l’usage de plusieurs services peuvent changer les possibilités de négociation. Les contrats, la disponibilité de liquidité et les coûts de changement déterminent si un acteur peut substituer un service à un autre.

L’inclusion financière n’est pas identique à la captation locale de revenus. L’ouverture de comptes peut progresser sans que leur usage actif ou le revenu des marchands augmente. Une analyse doit suivre rémunérations et coûts, pas seulement nombre de comptes.

Éléments établis et limites

La BCEAO décrit comptes de monnaie électronique ouverts et points d’acceptation inscrits en Côte d’Ivoire. Ces observations établissent des parcs dans un champ donné, pas les profits des acteurs ou le nombre de personnes uniques. Les périmètres ARTCI et BCEAO restent distincts.

L’exemple fictif de paiement conservé dans la synthèse nationale illustre une chaîne de traitement. Il n’est ni une transaction observée ni une preuve de pratique représentative. Aucun barème ou opérateur n’est ajouté pour produire artificiellement une estimation.

Yao, Becatien H. ; Shanoyan, Aleksan ; Schwab, Benjamin ; Amanor-Boadu, Vincent (2022). Les auteurs relient paiements commerciaux mobiles et participation à des marchés éloignés. L’étude fournit une piste sur les coûts de transaction et la confiance, distincte d’une comptabilité des commissions. Coupe transversale et validité des instruments ; résultat binational non attribuable à la seule Côte d’Ivoire. Aucun effet chiffré ni causalité certifiée repris.

Niesten, Hannelore (2024). La note examine fiscalité et fonctionnement des fournisseurs de mobile money. Elle aide à formuler une enquête sur l’incidence des coûts entre entreprises, agents et clients, sans établir que les craintes exprimées se sont réalisées. Recherche institutionnelle, non article de revue. Régime daté non présumé applicable aujourd’hui ; ni conseil de baisse fiscale ni effet causal établi.

Consultation des sources : 23 octobre 2026. Les abonnements de monnaie électronique comptés côté télécommunications et les comptes de monnaie électronique du rapport BCEAO relèvent de périmètres et de méthodes différents : ils ne se rapprochent ni ne s’additionnent sans analyse dédiée.

Comptes de monnaie électronique ouverts
99 649 204
Fin 2024 — Côte d’Ivoire, comptes ouverts auprès des émetteurs de monnaie électronique
Comptes ouverts, comptes actifs et personnes uniques sont trois mesures différentes : ce chiffre compte des comptes ouverts, qui peuvent être inactifs ou multiples pour une même personne.
BCEAO, Rapport annuel sur l’évolution des services financiers numériques dans l’UEMOA au titre de l’année 2024 (janvier 2026), annexe 2, p. 33 du document
Commerces inscrits pour les paiements marchands
2 719 463
1 131 590 en 2023
Année 2024 — Côte d’Ivoire, points d’acceptation inscrits au paiement par monnaie électronique
Commerces inscrits ne signifie pas nécessairement entreprises uniques : une même entreprise peut exploiter plusieurs points d’acceptation.
BCEAO, Rapport annuel sur l’évolution des services financiers numériques dans l’UEMOA au titre de l’année 2024 (janvier 2026), p. 16

Stratégie d’enquête

Définir une famille de paiements et une période, recueillir grilles tarifaires datées, contrats accessibles et journaux de transactions consentis. Distinguer frais payés, coût de traitement, coût de liquidité et prix du bien. Documenter opérations échouées et réclamations, pas uniquement paiements réussis.

Une comparaison de marchands doit contrôler activité, taille, localisation et possibilités de réutilisation du solde. Un changement d’interopérabilité peut fournir une variation à étudier, sous réserve de traiter tendances préalables et autres changements de service.

Hypothèses et questions ouvertes

  1. Les coûts de retrait expliquent-ils une partie des choix de service des marchands ivoiriens ?

    Hypothèse à tester. La possibilité de payer les fournisseurs avec le solde réduit la sensibilité au prix du retrait.

    Stratégie de recherche. Panel de marchands, usages du solde et tarifs datés ; comparer comportements au sein d’activités analogues.

    • L’usage multiple améliore-t-il le pouvoir de négociation des petits marchands ?

      Hypothèse à tester. Il réduit certaines dépendances, mais ses coûts de gestion peuvent limiter le gain.

      Stratégie de recherche. Entretiens contractuels et suivi des coûts complets ; traiter la sélection des marchands utilisant plusieurs services.

      • Qui supporte les coûts fiscaux dans la chaîne des paiements mobiles ivoiriens ?

        Hypothèse à tester. La charge se répartit différemment entre fournisseurs, agents et clients selon les contrats.

        Stratégie de recherche. Textes fiscaux datés, contrats et séries de tarifs ; suivre rémunérations d’agents et distinguer incidence supposée et coûts effectivement observés.

      Sources et matériaux

      • ARTCI — Statistiques du marché des télécommunications en Côte d’Ivoire — 2025

        Publié le 3 avril 2026. Côte d’Ivoire, marché des télécommunications, à partir des déclarations mensuelles des opérateurs.

        Déclarations mensuelles des opérateurs, agrégées dans le rapport annuel (p. 2).

        Portée. Parcs d’abonnements, non personnes ; ventes, non valeur ajoutée ; investissement déclaré de couverture incomplète.

        Licence de réutilisation non déterminée ; consulter les conditions de l’éditeur.

      • BCEAO — Rapport annuel sur l’évolution des services financiers numériques dans l’UEMOA — 2024

        Janvier 2026 (notice publiée le 13 mars 2026). UEMOA, avec données détaillées par pays dont la Côte d’Ivoire.

        Rapport institutionnel sur les services financiers numériques, avec annexes nationales ; vérifier les définitions dans le document.

        Portée. Comptes ouverts distincts d’actifs et de personnes ; points marchands distincts d’entreprises uniques ; champ distinct de l’ARTCI.

        Licence de réutilisation non déterminée ; consulter les conditions de l’éditeur.

      • Food Policy 112, 102370 — Mobile money, transaction costs, and market participation: evidence from Côte d’Ivoire and Tanzania

        2022. Côte d’Ivoire et Tanzanie ; CGAP-SHS, 2 041 petits exploitants dans les deux pays ; période non établie dans les extraits examinés..

        Modèle de coûts de transaction ; variables instrumentales, 2SLS, probit bivarié récursif et special regressor.

        Portée. Coupe transversale et validité des instruments ; résultat binational non attribuable à la seule Côte d’Ivoire. Aucun effet chiffré ni causalité certifiée repris.

        Licence de réutilisation non établie.

        Éclaire l’accès aux marchés, non les marges des intermédiaires ou la propriété logicielle.

      • ICTD Policy Brief 8, Brighton, Institute of Development Studies — Taxation Policies, Processes, and Performances of Mobile Money Providers in Côte d’Ivoire

        2024. Côte d’Ivoire ; régime fiscal et marché décrits en 2024 ; 24 mai 2024..

        Analyse documentaire fiscale et de marché ; pas d’identification causale des effets sur l’investissement dans la notice.

        Portée. Recherche institutionnelle, non article de revue. Régime daté non présumé applicable aujourd’hui ; ni conseil de baisse fiscale ni effet causal établi.

        Licence non établie dans la notice examinée.

        Éclaire la répartition des coûts fiscaux ; pas d’estimation des marges ou des effets sur investissement.

      Dimensions et dossiers liés